Photovoltaïque
Autoconsommation avec revente du surplus : quel tarif et quel choix en 2026
Le surplus est racheté 1,1 centime le kilowattheure et la prime à l'autoconsommation a disparu. Le calcul d'un projet solaire n'est plus le même qu'il y a un an. Voici comment arbitrer, chiffres à jour au 7 septembre 2026.
Mis à jour le 7 septembre 2026 · 7 min de lecture · Écrit par AMBE Énergies
L'essentiel
Depuis le 5 juin 2026, le surplus photovoltaïque est racheté 1,1 centime d'euro par kilowattheure hors taxes. Le contrat dure 20 ans et le tarif monte de 2 % par an.me d'euro par kilowattheure hors taxes. Le contrat dure 20 ans et le tarif monte de 2 % par an. Ce tarif est le même de 0 à 100 kilowatts-crête, et la prime à l'autoconsommation n'existe plus. Le kilowattheure que vous consommez chez vous vaut donc bien plus que celui que vous vendez. Le bon dimensionnement n'est plus le plus gros, c'est celui qui colle à vos heures de consommation.
Sommaire
- Que rapporte vraiment le surplus depuis juin 2026 ?
- Consommer sur place ou vendre : la comparaison poste par poste
- Pourquoi la vente totale est fermée en dessous de 9 kWc
- Faut-il déclarer son installation à Enedis ?
- L'autoconsommation collective, une piste pour qui ?
- Combien coûte une installation, et que change la TVA
- Ce qui fait vraiment la différence : le pilotage de la maison
Que rapporte vraiment le surplus depuis juin 2026 ?
Le surplus photovoltaïque est racheté 1,1 centime d'euro par kilowattheure hors taxes. Ce tarif est unique de 0 à 100 kilowatts-crête, indexé de 2 % par an sur un contrat de 20 ans. La prime à l'autoconsommation, elle, est supprimée pour toute demande de raccordement déposée à partir du 5 juin 2026.
L'autoconsommation avec revente du surplus a changé de tarif au début de l'été 2026. Le kilowattheure injecté sur le réseau est désormais payé 1,1 centime d'euro hors taxes. Ce tarif ne bouge pas entre une petite toiture de maison et une installation de 100 kilowatts-crête. Le kilowatt-crête est l'unité qui mesure la puissance d'une installation solaire. Ce tarif ne bouge pas entre une petite toiture de maison et une installation de 100 kilowatts-crête.
Le contrat reste signé pour 20 ans, avec une indexation de 2 % par an. C'est un revenu, mais un revenu très faible. Il ne construit plus l'équilibre d'un projet solaire.
Deuxième changement, plus lourd encore. L'arrêté du 1er juin 2026 a supprimé la prime à l'autoconsommation. Elle ne s'applique plus dès lors que la demande de raccordement est déposée à partir du 5 juin 2026. Beaucoup de pages en ligne la mentionnent encore. Nous préférons vous le dire avant le devis plutôt qu'après.
La conséquence est simple. La valeur d'une installation se joue maintenant presque entièrement sur ce que vous consommez vous-même.
À retenir. Le surplus rapporte 1,1 centime le kilowattheure, et la prime à l'autoconsommation n'existe plus.
Consommer sur place ou vendre : la comparaison poste par poste
Un kilowattheure consommé chez vous vaut le prix que vous ne payez plus à votre fournisseur, Un kilowattheure consommé chez vous vaut le prix que vous ne payez plus à votre fournisseur, soit environ dix-huit fois le tarif de rachat du surplus. Vendre reste utile pour ne pas perdre la production excédentaire. Mais l'arbitrage se fait toujours en faveur de la consommation directe.. Vendre reste utile pour ne pas perdre la production excédentaire. Mais l'arbitrage se fait toujours en faveur de la consommation directe.
Comparons les deux chemins que peut prendre un kilowattheure produit sur votre toit. Le premier passe dans votre maison. Il remplace un kilowattheure que vous auriez acheté à votre fournisseur. Sa valeur est donc le prix de votre contrat d'électricité.
Le second part sur le réseau. Sa valeur est de 1,1 centime hors taxes. L'écart entre les deux est énorme, et il ne se referme pas.
C'est pour cette raison que l'autoconsommation solaire est devenue le sujet principal, et la revente du surplus un simple complément. Nous dimensionnons désormais nos installations sur les heures de consommation réelles du foyer, pas sur la surface de toiture disponible.
| Poste | Consommé sur place | Vendu en surplus |
|---|---|---|
| Valeur du kWh | le prix que vous ne payez plus à votre fournisseur | 1,1 c€ hors taxes |
| Durée | toute la vie de l'installation | contrat de 20 ans, indexé 2 % par an |
| Puissance concernée | aucune limite | tarif unique de 0 à 100 kWc |
| Prime à l'autoconsommation | supprimée depuis le 5 juin 2026 | supprimée depuis le 5 juin 2026 |
| Formalité | déclaration au gestionnaire de réseau | déclaration plus contrat d'achat |
À retenir. Le bon projet en 2026 est celui qui consomme sa production, pas celui qui la vend.
Pourquoi la vente totale est fermée en dessous de 9 kWc
La vente totale de la production n'est plus possible pour une installation de moins de 9 kilowatts-crête. Sur une maison individuelle, le choix se limite donc à consommer sur place, avec ou sans revente du surplus. La vente totale reste envisageable au-dessus de ce seuil.
Pendant longtemps, on pouvait choisir de tout vendre et de continuer à acheter son électricité à côté. Ce montage a disparu pour les petites puissances. En dessous de 9 kilowatts-crête, la vente totale n'est plus accessible.
La plupart des toitures de maison se situent justement sous ce seuil. La question ne se pose donc plus dans ces cas-là.
Au-dessus de 9 kilowatts-crête, sur un bâtiment agricole ou un local professionnel, l'étude reprend tous les scénarios. Nous les chiffrons sur vos factures, pas sur une moyenne nationale.
Faut-il déclarer son installation à Enedis ?
Oui, toute installation raccordée au réseau doit être déclarée au gestionnaire de réseau, même sans revente. Quand le surplus n'est pas injecté, la démarche s'appelle une convention d'autoconsommation sans injection. Une installation non déclarée expose le propriétaire en cas de sinistre.
Beaucoup de recherches portent sur l'autoconsommation sans déclaration. La réponse est nette. Dès que votre installation est reliée au réseau public, elle doit être déclarée. Enedis est le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité en France.
Deux cas existent. Si vous injectez le surplus, la déclaration s'accompagne d'un contrat d'achat. Si vous bridez l'installation pour que rien ne parte sur le réseau, une convention spécifique est signée. Dans les deux cas, le dossier passe par le gestionnaire de réseau et vous en gardez une copie.
Le cas des installations totalement isolées du réseau est différent. Il ne concerne presque jamais une maison habitée à l'année. Les déclarations de raccordement, nous les montons nous-mêmes, sans passer par un intermédiaire.
Ne pas déclarer, c'est prendre un risque en cas d'incendie ou de revente du bien. Votre assureur demandera l'attestation.
À retenir. Une installation raccordée se déclare toujours, même quand vous ne vendez rien.
L'autoconsommation collective, une piste pour qui ?
L'autoconsommation collective permet de partager la production d'une installation entre plusieurs points de consommation proches. Elle concerne surtout les copropriétés, les zones d'activité et les projets portés par une commune. Sur une maison individuelle isolée, elle n'a en général pas d'objet.
Le principe consiste à répartir l'électricité produite entre plusieurs consommateurs situés dans un même périmètre. Une personne morale organise le partage et déclare la répartition au gestionnaire de réseau.
L'intérêt est direct. L'énergie partagée est consommée localement, donc valorisée bien mieux que le surplus vendu 1,1 centime.
Le montage demande du temps et un accord entre les participants. Il se prépare longtemps avant la pose des modules. Nous étudions ces dossiers pour des immeubles et des locaux professionnels, autour de Nîmes comme ailleurs. Pour un pavillon seul, la réponse est presque toujours non.
Combien coûte une installation, et que change la TVA
Une installation photovoltaïque posée coûte 7 000 à 9 500 € en 3 kWc, et 15 000 à 20 000 € en 9 kWc. La TVA est à 5,5 % jusqu'à 9 kWc, à condition d'installer un gestionnaire d'énergie. Au-delà de ce seuil, le taux repasse à 20 % sur tout le chantier.
Comptez en général entre 8 000 et 12 000 euros pour 3 kilowatts-crête posés, et entre 14 000 et 20 000 euros pour 6 kilowatts-crête. Le prix dépend surtout de la puissance et du type de toiture. Une tuile canal demande plus de main-d'œuvre qu'un bac acier. Un toit à deux pans oblige à séparer les chaînes de modules. Un accès difficile ajoute un échafaudage ou une nacelle. Une toiture en tuiles canal ne se traite pas comme un bac acier. Les grilles de prix affichées en ligne valent pour une pose simple sur un toit dégagé. Sur un chantier réel, l'écart vient du calepinage, de la longueur de câble et du poste de raccordement.
Un point compte beaucoup depuis cette année. La TVA est à 5,5 % pour le photovoltaïque jusqu'à 9 kilowatts-crête, à condition d'installer un gestionnaire d'énergie. Ce boîtier pilote vos appareils pour qu'ils tournent quand le soleil produit. C'est une condition, pas une option de confort.
Nous ne donnons pas de durée de retour sur investissement tant que nous n'avons pas vu vos factures. Ce chiffre se calcule sur vos factures, votre courbe de consommation et la puissance retenue. Il fait partie de l'étude, et il est écrit noir sur blanc dans le dossier que nous vous remettons.
AMBE Énergies est installateur RGE. RGE signifie reconnu garant de l'environnement. C'est la certification exigée pour MaPrimeRénov', les certificats d'économies d'énergie et l'éco-prêt à taux zéro. La TVA à 5,5 % sur le photovoltaïque tient à deux conditions. La puissance ne dépasse pas 9 kilowatts-crête et un gestionnaire d'énergie est installé. La certification RGE, elle, sert pour MaPrimeRénov', les certificats d'économies d'énergie et l'éco-prêt à taux zéro.
| Puissance | Prix posé | TVA applicable |
|---|---|---|
| 3 kWc | 7 000 à 9 500 € | 5,5 % avec gestionnaire d'énergie |
| 6 kWc | 11 000 à 15 000 € | 5,5 % avec gestionnaire d'énergie |
| 9 kWc | 15 000 à 20 000 € | 5,5 % avec gestionnaire d'énergie |
| Au-delà de 9 kWc | Sur étude | 20 % sur la totalité |
Ce qui fait vraiment la différence : le pilotage de la maison
Pour valoriser la production, il faut décaler les usages vers les heures ensoleillées. Un gestionnaire d'énergie lance le ballon d'eau chaude, la pompe à chaleur ou la recharge du véhicule au bon moment. C'est ce décalage, plus que la puissance posée, qui améliore la facture.
Poser des modules ne suffit plus. Le vrai levier est de consommer pendant que le soleil produit. Cela se joue sur trois ou quatre appareils seulement dans une maison.
Le chauffe-eau est le premier. La pompe à chaleur vient ensuite, puis la recharge du véhicule électrique. Le gestionnaire d'énergie déclenche ces usages au bon moment, sans que vous ayez à y penser.
Le stockage sur batterie est une autre voie. Il coûte cher et il ne se justifie pas partout. Nous le proposons quand la courbe de consommation le rend utile, et nous le déconseillons quand il ne l'est pas.
La climatisation réversible fait partie des appareils qu'un gestionnaire d'énergie peut décaler vers les heures de soleil. Elle n'ouvre droit à aucune aide de type MaPrimeRénov'. Elle bénéficie en revanche de la TVA à 5,5 % depuis le 18 juillet 2026, matériel et pose compris. Elles bénéficient en revanche de la TVA à 5,5 % depuis le 18 juillet 2026, matériel et pose compris.
Si vous voulez une étude appuyée sur vos factures réelles, vous pouvez nous écrire ou appeler le 09 78 80 89 47.
À retenir. Le gain vient du moment où vous consommez, pas seulement du nombre de modules posés.
Questions fréquentes
La surface de la maison ne fixe pas la puissance à poser. Pour un foyer de quatre personnes chauffé au gaz, nous posons souvent 3 kilowatts-crête, soit huit modules et environ 15 m2 de toiture. Avec une pompe à chaleur ou une voiture électrique, on monte plutôt vers 6 kilowatts-crête. Ce sont vos factures qui tranchent, pas les mètres carrés habitables. Ce sont votre consommation réelle et vos horaires d'usage qui la déterminent. La surface de toiture disponible et son orientation viennent ensuite. Deux maisons de 100 m2 peuvent recevoir des installations très différentes.
Qui écrit ces guides
Ce guide est écrit par les équipes d'AMBE Énergies, installateur qualifié RGE depuis 2016. Nous dimensionnons et nous posons nous-mêmes les installations dont nous parlons ici. Les chiffres cités viennent de nos chantiers et des textes en vigueur, datés à chaque fois.
Qui sommes-nous ? →- Installateur RGE QualiPV, QualiPAC, Qualisol
- 31 avis Google, note 5/5
- Bureau d'études et pose par nos équipes, sans sous-traitance
- Siège à Nîmes, intervention dans toute la France
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